Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 11:06
C'est la première fois dans l'histoire du Nobel que le prix de la paix est remis à trois femmes. ODD ANDERSEN / AFP C'est la première fois dans l'histoire du Nobel que le prix de la paix est remis à trois femmes. ODD ANDERSEN / AFP
 

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkol Karman, figure de proue du "printemps arabe", ont reçu samedi 10 décembre le prix Nobel de la paix, une récompense dédiée aux femmes, qui "portent la moitié du ciel".

"Vous représentez une des forces motrices les plus importantes du changement dans le monde d'aujourd'hui: la lutte pour les droits humains en général et la lutte des femmes pour l'égalité et la paix en particulier", a déclaré le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, avant de remettre le prix.

"La moitié du ciel"

"Vous donnez du sens au proverbe chinois qui dit que les femmes portent la moitié du ciel", a-t-il dit.

C'est la première fois dans l'histoire du Nobel que le prix de la paix est remis à trois femmes.

Toutes vêtues de costumes traditionnels - des robes africaines colorées pour les deux Libériennes et un hijab multicolore pour Mme Karman -, les lauréates ont accepté le Nobel sous les youyous d'une assistance qui comprenait notamment la famille royale norvégienne et la Franco-norvégienne Eva Joly.

Dans un Hôtel de ville d'Oslo égaillé par les fleurs et leurs habits colorés, chaque lauréate a souligné le rôle des femmes dans la résolution des conflits.

"Le fait que deux femmes libériennes soient ici aujourd'hui pour partager le podium avec une soeur venue du Yémen montre le caractère universel de notre combat", a souligné Mme Sirleaf dans le texte du discours qu'elle devait prononcer.

"Elevez la voix !"

Première femme démocratiquement élue à la tête d'un pays africain en 2005, Mme Sirleaf, 73 ans, tente de panser les plaies d'un pays qui affiche encore les stigmates de 14 ans de guerres civiles (1989-2003) qui ont fait 250.000 morts.

S'adressant aux femmes du monde entier, elle les a enjointes de se faire entendre: "Donnez de la voix ! Elevez la voix ! Que votre voix soit celle de la liberté".

Après sa réélection le mois dernier, elle a confié à sa compatriote et colauréate Leymah Gbowee le soin de conduire une initiative de réconciliation nationale.

"Il n'y a pas de recette pour la réconciliation", a expliqué Mme Gbowee lors d'un entretien avec l'AFP samedi, soulignant qu'il fallait tenir compte des différents contextes.

"Pour certaines femmes, cela peut vouloir dire une chose aussi simple que d'avoir de la nourriture à donner à ses enfants", a-t-elle précisé.

"Guerrière pour la paix"

Travailleuse sociale devenue "guerrière pour la paix", Mme Gbowee, 39 ans, est à l'origine d'un mouvement pacifique de femmes qui, à l'aide notamment d'une originale "grève du sexe", avait contribué à mettre fin à la deuxième guerre civile en 2003.

Première femme arabe à recevoir le Nobel de la paix, Mme Karman est, quant a elle, un des moteurs du mouvement qui réclame depuis le début de l'année le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans.

Cette jeune journaliste de 32 ans a saisi l'occasion de la cérémonie Nobel pour déplorer la relative indifférence du reste de la planète à l'égard de la révolution yéménite.

"Avec regret et tristesse, je dois dire qu'elle n'a pas bénéficié de la compréhension, du soutien ou de l'attention dont la communauté internationale a fait preuve à l'égard des autres révolutions dans la région", a-t-elle dit, selon le texte qu'elle a préparé pour la cérémonie et dont l'AFP a par avance obtenu une copie.

"Cela devrait hanter la conscience mondiale parce que ça soulève la question d'égalité et de justice", a-t-elle dit. "Le monde démocratique, qui nous a beaucoup parlé des valeurs de la démocratie et de la bonne gouvernance, ne devrait pas rester indifférent à ce qui se passe au Yémen et en Syrie".

Le prix Nobel consiste en une médaille d'or, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (environ un million d'euros) que les trois lauréates se partageront en trois parts égales.

Les Nobel de littérature, de chimie, de physique, de physiologie (ou médecine) et de sciences économiques seront remis le même jour à Stockholm.

Le Nouvel Observateur - AFP

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 16:44

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Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : ACTUALITES - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 15:00

 

Pierre Alonso développe sur Owni.fr les problématiques de sur- population carcérale

 

Cet article fait partie de notre dossier sur les prisons à l’occasion de la sortie du numéro 10 de Snatch qui consacre un dossier de 60 pages au sujet. En partenariat avec WeDoData, OWNI a réalisé deux infographies, adaptées sous la forme d’applications, sur la France carcérale et l’état des prisonniers français pour le numéro 10 de Snatch, dans les kiosques samedi 10 décembre.

Des critiques au vitriol. Le contrôleur général des prisons, Jean-Marie Delarue, a jeté une lumière crue sur les “violations graves des droits fondamentaux d’un nombre important de personnes” enfermées dans le centre pénitentiaire de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Publié le 6 décembre au journal officiel, le texte évoque des détenus “entassés”, dans “des cellules insalubres où [ils] subissent une sur-occupation frôlant les 200 % dans le centre de détention et le quartier de semi-liberté et atteignant 300% dans le quartier de la maison d’arrêt”.

Plus loin, le directeur de cette autorité administrative indépendante détaille :

113 personnes occupaient [le quartier ouvert du centre de détention] prévu pour 57 personnes (…),  60 personnes occupaient [le quartier fermé du centre de détention] déclaré pour avoir 32 places (…) 18 personnes occupaient [le quartier de semi-liberté] pour une capacité théorique de neuf places.

En juin 2011, la densité moyenne1 dans la prison était de 221 %, soit 232 détenus en surnombre.

Territoires oubliés

Nouméa n’est pas qu’un exemple, mais l’archétype de l’état de la surpopulation dans les prisons françaises de l’Outre-Mer, les territoires oubliés de la France carcérale. Sur les quatorze établissements que compte l’Outre-Mer, la densité est supérieure à 200% dans trois établissements, et la moitié est en état de surpeuplement. Les conséquences sur les conditions d’enfermement sont directes, rappelle Jean-Marie Delarue.

Dans la maison d’arrêt de la prison de Nouméa, 27 cellules sur 34 disposent d’un matelas “posé à même un sol crasseux et humide où circulent des rats et des cafards”, écrit le contrôleur général des prisons. Son rapport fait un lien direct entre “l’épisode dramatique survenu pendant le déroulement de la mission” – un meurtre dans une cellule occupée par six personnes – et “les conséquences inéluctables que fait peser la sur-occupation de l’établissement sur les conditions de détention”.

Alexis Saurin, président de la Fédération des Associations Réflexion-Action, Prison et Justice (FARAPEJ), explique cet état par des causes pratiques, la difficulté à effectuer des transferts, mais aussi des causes plus diffuses et plus inquiétantes :

Les prisons d’Outre-Mer sont moins visitées par les contrôleurs. On peut se demander si la situation dans ces établissements est plus acceptable parce qu’ils sont loin de métropole… La situation n’est pas nouvelle. Le centre pénitentiaire Nuutania, à Faa (Polynésie Française), était déjà largement surpeuplé en 2003. Si la situation perdure, c’est qu’elle est d’une certaine manière tolérée…

L’Outre-Mer est la terre des extrêmes. Aux îles Marquises, la maison d’arrêt de Taiomac est l’une des moins remplies avec un détenu pour cinq places, ou encore Mata-Utu où la prison de trois places était vide en juin. Ces écarts masquent des réalités plus complexes en métropole où les immenses établissements pénitentiaires regroupent le plus de détenus en surnombre.

Un tiers de la population carcérale

Quatre des cinq établissements avec le plus grand nombre de détenus en surnombre sont situés en région parisienne : Fresnes, avec 569 détenus en surnombre, suivi par Fleury-Mérogis avec 533 détenus, et plus loin Villepinte avec 316 détenus en surnombre. Ramené au nombre de places, les densités ne sont pas les plus élevées.

Selon l’Observatoire des prisons et autres lieux d’enfermement, 11 282 détenus étaient en surnombre le 1er novembre 2011. Une estimation minimale de l’effet de la surpopulation : un détenu en surnombre dans un cellule a des conséquences sur le quotidien de son co-détenu. Pour Alexis Saurin, le nombre de personnes affectées par la surpopulation carcérale est au minimum le double, voire plus. Ce qui représente entre un tiers et la moitié du nombre total de détenus.

Depuis 2002, la population carcérale a sensiblement augmenté. Lors de l’arrivée de la droite au gouvernement en 2002, la population carcérale était d’environ 45 000 détenus. Le 1er novembre 2011, 64 711 personnes étaient détenues en France. Une augmentation de plus de 40%. Mais le tournant a lieu dès 2001 avant l’élection de Jacques Chirac, rappelle Alexis Saurin :

Ces trente dernières années, la population carcérale a connu des variations à la hausse et à la baisse. Les pouvoirs exécutif et législatif influent directement ou indirectement sur les décisions de justice. Les discours récents sur la “justice laxiste” tendent à faire allonger la durée des peines.

L’augmentation du nombre détenus sous écrou ces douze derniers mois est en partie liée à l’affaire dite de Pornic2 explique Pierre Tournier, directeur de recherche au CNRS et auteur d’un rapport mensuel, publié par l’Observatoire des prisons et autres lieux d’enfermement (OPALE).

Deux phénomènes sont à l’œuvre. Il y a d’abord une augmentation du nombre des entrées sous écrou au premier trimestre 2011. Le climat créé par l’affaire dite de Pornic a pu favoriser un recours à la détention. Au deuxième trimestre, la durée moyenne du temps passé sous écrou croît et entraîne une augmentation de la population carcérale.

Sur la vie des détenus, les conséquences sont nombreuses. Pour Alexis Saurin, l’accès au soin est restreint, de même que l’accès aux parloirs, aux douches, aux activités, au travail. Les surveillants sont surmenés. Des remarques en échos avec les recommandations du contrôleur général des prisons. Dans le texte paru mardi au Journal Officiel, il décrit un personnel pénitentiaire “remarquable de dévouement et d’investissement.”

“Construire de nouvelles prisons ne résoudra rien !” se désole Alexis Saurin :

Il faut d’abord mettre en place des dispositifs de prévention de la surpopulation carcérale à deux niveaux : avant la décision de justice en informant les magistrats sur les possibilités d’accompagnement en milieu ouvert, avant le placement en détention en créant des cotes d’alerte sur les places disponibles dans un établissement. Les dispositifs alternatifs à la privation de liberté doivent aussi être développés, que ce soit les travaux d’intérêt général et le sursis avec mise à l’épreuve, dont le recours a été limité depuis les lois sur la récidive de 2005. Enfin, les aménagements de peine doivent être plus utilisés.

Il pointe aussi le coût des projets de construction de nouvelles prisons dans un contexte de crise économique. Des ressources qui pourraient être mieux employées, plaide-t-il, notamment en améliorant la qualité du suivi :

Les difficultés économiques frappent de plein fouet les plus précaires qui sont les plus nombreux en prisons et qui rencontrent aussi le plus de difficultés pour se réinsérer.


Retrouvez notre Une sur les prisons en partenariat avec Snatch :

Photographie de Une © Aimée Thirion. Infographies CC WeDoData

OWNI avait consacré un dossier sur les alternatives à la prison en novembre 2010.

  1. Comme nous l’a fait remarquer Pierre Tournier, chercheur au CNRS, l’expression “taux d’occupation” est ambigüe car elle pourrait concerner les activités des détenus. Densité est plus précis []
  2. En janvier, une jeune femme est tuée. Tony Meilhon est mis en cause alors qu’il aurait dû faire l’objet d’une mise à l’épreuve au moment des faits. Faute de moyens disponibles, il n’a pas été considéré comme prioritaire. Nicolas Sarkozy avait réclamé des sanctions contre les magistrats, les services pénitentiaires et les services de police. []

Sources : Owni.fr

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Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : JUSTICE & DERIVES - Communauté : partage
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 15:37

Guinee_Conakry_livree_a_de_nouvelles_exactions.jpg.jpg

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : GUINEE 2012 - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 11:03

Alors que le nouveau gouvernement libyen a la lourde tâche de reconstruire et d'unifier le pays jusqu'aux élections générales prévues dans sept mois,  les conséquences de l'intervention militaire et du rôle de la France dans la chute de Mouammar Kadhafi apparaissent plus nettement, et les points de vigilance identifiés par Terra Nova dans deux notes de mars et avril derniers se confirment : reconnaissance hâtive du Conseil national de transition sans contrepartie politique, répercussions de l'intervention au niveau régional, interprétation abusive de l'esprit de la résolution 1973 dans le sens d'une assistance militaire pure et simple... William Leday montre dans cette tribune publiée sur Le Monde.fr qu'une autre intervention en Libye était possible, certes moins glorieuse en apparence pour la France, mais qui aurait permis à la communauté internationale de soutenir aujourd'hui les révolutions syrienne et yéménite.

L'effervescence médiatique retiendra le rôle de la France et de la coalition internationale dans la chute de Mouammar Kadhafi. Une fois cette écume dissipée, l'histoire se gardera évidemment de porter un jugement lapidaire sur le sens de cette chute mais mettra probablement en exergue les conséquences pour le moins paradoxales de cette intervention, notamment l'interprétation abusive dont la résolution 1973 a fait l'objet. Plusieurs éléments interrogent, certains relèvent du déni de complexité, d'autres de la morale.   Ce déni de complexité peut être mesuré à deux niveaux. Localement tout d'abord, puisqu'à la reconnaissance hâtive du Conseil national de transition (CNT) a correspondu de la part de l'Elysée une réelle méconnaissance de la complexité de la révolution libyenne dans ses composantes et sa mécanique. De façon connexe, l'Elysée a fait preuve d'une même méconnaissance de la géopolitique libyenne qui se décompose schématiquement en trois sous-ensembles ethnolinguistes (la Cyrénaïque, la Tripolitaine, le Fezzan) sur lesquels se superpose un système tribal et lignager dense. La reconnaissance du CNT s'est faite sans qu'une contrepartie politique autre que le simple renversement du régime soit négociée. Or, la révolution libyenne dans ses prémisses, à l'image des révolutions tunisiennes et égyptiennes, véhiculait des revendications portées par une jeunesse désabusée et une classe moyenne souhaitant prendre en main son destin. Celles-ci ont été confisquées par le CNT dirigé par une poignée d'ex-ministres du régime, d'islamistes et leaders berbérophones. Comment alors s'étonner que la charia soit proclamée ? Comment imaginer que des élections puissent être organisées dans huit mois dans un pays où la société civile et politique est tout juste à l'état de gestation ?   Par-delà la complexité propre à la Libye, l'intervention exerce une résonance largement occultée au sein de l'espace régional et sous régional. En effet, les pays sahéliens (Niger, Mali, Tchad...) subissent plus ou moins directement les répercussions de la déflagration libyenne. Au-delà des flux d'armements bénéficiant à AQMI, les flux migratoires, l'instrumentalisation des mercenaires subsahariens par l'ancien régime, la déstabilisation des institutions régionales (notamment l'Union africaine financée à 45 % par la Libye) posent question et sont encore difficilement mesurables. L'omniprésence d'Alger qui s'est distinguée par un soutien sans faille au guide libyen, la veille du cinquantenaire des accords d'Evian, interroge. De même que la présence de militaires qataris auprès des forces du CNT interpelle. L'analyse des dimensions géopolitique et géostratégique manque cruellement.   Au nom de principes qui ne sont pas sans rappeler ceux justifiant une « guerre juste », cette intervention pose également des problèmes moraux, à commencer par l'interprétation abusive de l'esprit de la résolution 1973. Pour rappel, celle-ci s'adossait sur le viol du principe incombant aux Etats de « responsabilité de protéger les populations civiles ». Or, dès l'origine, la coalition internationale, par le truchement de Barack Obama et Nicolas Sarkozy, a fait savoir que l'objectif de l'intervention était la chute de Mouammar Kadhafi. Dès lors, dédiée à la protection des populations civiles, l'opération a basculé ipso facto vers une logique d'assistance militaire pure et simple à l'une des parties prenantes, en l'occurrence les forces du CNT.   Indirectement, et ce n'est pas le moindre des paradoxes, l'interprétation abusive de la résolution 1973 n'a pas fait seulement choir le régime libyen, elle a également réduit les probabilités d'adoption d'un texte soutenant matériellement les révolutionnaires syriens ou yéménites. Il sera bien évidemment difficile pour eux de voter un texte similaire en faveur du peuple syrien ou yéménite compte tenu de la réticence initiale de la Russie et de la Chine (sans compter celle des autres BRIC). Utilisé pour la première fois, ce principe dégagé en 2005, concrétisation édulcorée du droit d'ingérence, se trouve aujourd'hui irrémédiablement compromis. Son usage était délicat et imposait de la subtilité, or l'intervention de la coalition s'est affranchie de la mesure découlant de l'usage de la force.   Au-delà, l'Occident serait travaillé par une compassion sélective, ils existeraient donc des révolutions que l'on soutient (Libye), d'autres que l'on néglige (Yémen, Syrie), « pire », que l'on occulte par une neutralité active pour des raisons géostratégiques (Bahreïn). Enfin, toujours dans le même registre, certains aspects de cette séquence militaire, que d'aucuns qualifieraient de « seconds », suscitent d'autres interrogations morales comme le traitement des prisonniers par le CNT, la chasse à l'homme dont de nombreux émigrés d'Afrique subsaharienne ont été victimes, le lynchage du guide libyen...   Comme il eut été plus avisé d'intervenir plus tôt au bénéfice de la seule protection des populations civiles, il eut été aussi opportun de « maîtriser » la violence, favoriser la fixation des rapports de force et obliger les parties prenantes à la solution négociée. Une autre intervention était possible, sur des modalités différentes et par une lecture conforme de la résolution 1973. Moins glorieuse en apparence, celle-ci aurait permis d'asseoir une communauté internationale, aujourd'hui singulièrement désarmée face au régime de Bachar al-Assad.

 

Sources : TERRA NOVA & MEDIAPART

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : HISTOIRE & GEOPOLITIQUE - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 16:16

Un site bien foutu, des idées pour nos futures balades en France

 

Le lien

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : AUTRES VOYAGES - Communauté : FRANCE CAMPING CAR VELO
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 20:41

 

Quel est le profil type du maire accordant son parrainage au candidat du Front national ? C'est à cette question qu'a voulu répondre l'IFOP avec une étude se basant sur les "318 maires de plein exercice" ayant signé pour Jean-Marie Le Pen en 2007.

A l'époque, aucun maire de grande ville n'avait apporté son soutien à M. Le Pen. "L'idée était de regarder, hors élus FN, quel était le profil des maires signataires", explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégie de l'IFOP. Le maire signataire type est donc l'édile d'une commune rurale qui compte entre 50 et 250 inscrits sur les listes électorales (soit entre 100 et 400 habitants) et qui se situent dans un quart nord-est du pays.

"La sur-représentation des communes rurales est patente parmi les signataires mais de surcroît, ce sont les plus petites d'entre elles qui sont davantage concernées", note ainsi l'institut. Au delà de la tranche des 250 inscrits, le FN connaît un fort déficit de signatures qui se creuse à mesure que le nombre d'habitants est important. En effet, le FN ne dispose que de très peu d'élus dans les communes importantes.

D'autre part, dans les grandes villes, le maire est très souvent affilié à un parti politique et, comme le souligne l'étude, "la pression médiatique et politique est importante et de nature à dissuader un élu 'indépendant' de signer pour Le Pen".

Surtout, l'on voit que les maires ayant accordé leurs parrainages se trouvent dans leur grande part, dans un croissant nord-nord est, allant du Pas-de-Calais à la Bourgogne. "C'est la zone de la France où Jean-Marie Le Pen avait le mieux résisté à Nicolas Sarkozy en 2007 et où Marine Le Pen est le mieux implantée aujourd'hui. C'est aussi là que le FN s'est déployé ces dernières années", note M. Fourquet. Qui ajoute que le rôle des rabatteurs de signatures est aussi fondamental.

Ainsi, en 2007, la Manche avait fait très bonne figure, grâce à Fernand Le Rachinel – aujourd'hui parti du FN pour un contentieux financier – très bien implanté dans le département. L'on voit aussi que le Massif central et le grand Ouest, notamment la Bretagne, est une terre de mission pour le parti d'extrême droite qui y a recueilli, en 2007, très peu de parrainages.

 

Nombre de parrainages de maires pour Jean-Marie Le Pen par département en 2007

Nombre de parrainages de maires pour Jean-Marie Le Pen par département en 2007Ifop / Le Monde.fr

>> Cette carte ressemble par exemple à la carte des résultats par tendance politique des cantonales

Dans 59 % des cas, le vote FN recueilli dans les communes signataires à la présidentielle de 2007 s'est avéré supérieur au vote FN dans le canton englobant ces communes. Dans 13 %, le score est identique et dans 28 % des cas, inférieur à la moyenne du canton. "Cela montre bien un effet ou une spécificité locale. La prime à la signature est assez importante", relève M. Fourquet.

Selon l'étude de l'IFOP, "en accordant leur paraphe à Jean-Marie Le Pen en 2007, il semble également que les maires concernés aient joué un rôle en sa faveur au plan local. Si le fait de signer constitue déjà en soi un acte symbolique fort, on peut penser que dans bon nombre de cas, ils aient en plus fait campagne localement et mis leur notoriété et leur influence au service du candidat du FN". Ainsi, M. Le Pen a obtenu dans ces communes 2,5 points de plus que son score moyen en zone rurale (15 % contre 12,5 %).

M. Fourquet précise : "Ces chiffres s'expliquent aussi par le fait que le maire est à l'image de la population de sa commune, population qui peut partager les idées du FN. Cela peut correspondre aux attentes des gens." Ces mêmes communes ont aussi plus voté pour Nicolas Sarkozy que la moyenne des communes rurales (33,4 % contre 30,4 %).

Le même type de maire signera-t-il pour Marine Le Pen cette année ? "Il y a de petits notables frontistes en devenir. On l'a vu avec la poussée du nombre de grands électeurs qui ont voté pour le FN lors des élections sénatoriales. De plus, en 2007, la candidature de Philippe de Villiers pouvaient attirer les maires droitiers du grand Ouest. Ce qui n'est pas le cas cette année", explique le directeur de l'IFOP.

Pour l'heure, Marine Le Pen a des difficultés dans les récoltes des parrainages de maires. Le FN disposerait de moins de 200 promesses de signature. Le FN est par ailleurs assuré des signatures de ses 116 conseillers régionaux et de ses deux conseillers généraux, soit 118 au total. Marine Le Pen a condamné à plusieurs reprises la règle des 500 parrainages obligatoires, réclamant leur anonymat.

Abel Mestre

 

Sources :Le Monde

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : HISTOIRE & GEOPOLITIQUE - Communauté : partage
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 15:30

 

La Guinée est une république à régime présidentiel dans laquelle le président de la République, chef de l'État, nomme un Premier ministre, chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et l'Assemblée nationale.

 

Sur Wikipédia

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : GUINEE 2012 - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 10:47

Jean-Marie Le Pen était un prophète selon de nombreux militants d’extrême droite. Il avait réussi avec le Front National à recomposer à la droite de la droite un parti rassemblant de nombreux groupuscules aux points de vue divers, voire contradictoires. Le web a été un libérateur de la parole publique pour ces militants et les extrêmes droites sont non seulement actives mais efficaces sur la Toile.

Nous avons souhaité explorer ces différentes familles d’extrême droite et les liens qu’ils échangent les uns avec les autres sur Internet. Nous sommes partis du travail d’Olivier Clairouin pour Trans Europe Extrêmes, un site des étudiants de l’ESJ sur les extrêmes en Europe, et publié sur Mediapart qui a cartographié les sites de ce mouvement et ceux gravitant autour grâce aux liens hypertextes. De ces connexions ont émergé 5 catégories très actives.

 

Pour plus d'infos, cliquez sur la carte !

 

Cartographie des réseaux d’influence de la blogosphère d’extrême droite

5 familles très liées

Ce qui frappe dans cette infographie animée, c’est l’importance des liens entre les différentes familles. La plus importante en nombre de sites est la réacosphère, ces blogs de réactionnaires qui développent les thèses déclinistes et conservatrices, très liés entre eux et fédérés autour de Fromage Plus, et citant régulièrement Causeur.fr (absent de la carte car n’échangeant pas de liens).

Ensuite, viennent les identitaires, menés par l’”agence de presse indépendanteNovopress, le site le plus connecté de cette sphère. Véritable relais d’une information identitaire, il est la tête de pont et la référence des sites des mouvances régionales des Identitaires.

Autre site hyperconnecté de cette cartographie : François Desouche. Depuis quelques années maintenant, dans un souci de “réinformation“, François Desouche met en lumière les nouvelles recoupant sa vision du monde. Il est l’oeuvre d’un ancien webmaster du Front National. Son objectif : toucher les gens là où ils cherchent de l’information, c’est à dire Internet. Miroir quelque peu déformant de l’actualité, le site dispose de nombreuses ramifications dans les différentes communautés et parvient à faire émerger régulièrement des “buzz” qui remontent parfois jusqu’aux pages de la presse “traditionnelle”.

Le Front National en tant que tel n’est pas très présent sur Internet. Marine le Pen déclarait s’informer régulièrement sur FDesouche et il semble que le parti laisse carte blanche aux initiatives non-officielles pour s’exprimer. Dès 2006, le Front National donnait à ses militants des conseils pour être présent sur le plus grand nombre d’espaces possibles.

Ces familles, ainsi que les catholiques intégristes réunis autour du Salon Beige et de nombreux groupuscules radicaux aux idées pas forcément complémentaires ont su créer un réseau assez solide pour relayer rapidement leurs informations. Aujourd’hui, il se rejoignent régulièrement autour de questions transversales, comme la défense de la liberté d’expression qui a fait apparaître Eric Zemmour sur tous ces sites ou comme l’anti-islamisme qui réunit une large majorité de ce magma idéologique.


NB : la cartographie réalisée par Trans Europe Extrêmes et publiée sur Mediapart ne se concentre que sur 377 sites et blogs situés à la droite de la droite ou à sa périphérie.

Application réalisée par Karen Bastien à la conception, François Prosper au graphisme et Benjamin Grillet au développement.

Avec l’aide de Pierre Alonso et David Doucet.

 

Sources : http://owni.fr/2011/05/16/les-familles-dextreme-droite-sur-internet/

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : LIBERTE D'INFORMATION - Communauté : partage
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 15:27

Malgré ses importantes ressources potentielles, l'économie de la Guinée est restée très fragile et dépendante de la bauxite et de l'agriculture. Le PIB a progressé régulièrement entre 1965 et 1980, avec un taux de croissance de 3,5 %, pour descendre à 0,9 % entre 1980 et 1986, et redémarrer avec un taux de 4,1 % par an entre 1987 et 1990.

 

Sur Wikipédia

 

La semaine prochaine : " La vie politique"

Par Jean Louis ALONSO - Publié dans : GUINEE 2012 - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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