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Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule

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Rupture

Par Laurent Joffrin

 

Virage à gauche ou crochet du gauche ? Il n’est pas certain que le parallèle établi par Martine Aubry entre Nicolas Sarkozy et Bernard Madoff soit ni du meilleur goût ni de la meilleure eau. Comme le dit François Hollande, la gauche a intérêt à élever le niveau du débat politique plutôt que le contraire. En revanche, il y a derrière cette sortie un calcul plus profond, qui pourrait bien structurer la prochaine bataille présidentielle. La première secrétaire veut une opposition franche sinon radicale. Sur un point au moins, elle a raison : la crise financière née du tout-marché est telle que tout projet de gauche doit se fonder sur la rupture plus que sur l’accommodement. François Mitterrand en son temps n’a pas tenu d’autre raisonnement. La fille de Jacques Delors a plusieurs filiations… Pour que l’opposition l’emporte, en effet, il lui faut marquer ses valeurs. Ce sera tout le problème de Dominique Strauss-Kahn s’il décide de se lancer. On ne peut laisser accroire que le projet de la gauche «ne serait pas socialiste», selon la malheureuse formule employée en 2002 par Lionel Jospin.

A condition que le réalisme soit aussi au rendez-vous. A cet égard, la position du PS sur le dossier brûlant des retraites laisse à désirer. La défense des «60 ans» est juste si l’on admet d’autres changements de règles, par exemple une prolongation de la durée de cotisation, impopulaire mais inévitable. Martine Aubry ne le dit pas. Elle a raison de souhaiter la rupture. A condition que la rupture soit crédible.

 

 

Source Libé

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P
<br /> <br /> Joffrin qui donne des conseils à la gauche... enfin au PS, c'est toujours assez savoureux.<br /> <br /> <br /> Cf, Lordon, Monde Diplo :<br /> <br /> <br /> "Si donc la refonte complète du jeu de la finance « de marché », réclamée avec d’autant plus de martiale véhémence par les gouvernements qu’ils ont moins l’intention de l’accomplir,<br /> occupe le débat public depuis un an, il s’agirait de ne pas oublier que, au moins autant, la finance actionnariale est en attente elle aussi de son « retour de manivelle »... Sous ce<br /> rapport il n’y a que le PDG de Libération Laurent Joffrin, joignant la paresse intellectuelle au désir de ne rien rencontrer qui pourrait le contrarier, pour soutenir qu’il n’y a pas<br /> d’idées à gauche  — sans doute pas dans Libération ni au Parti socialiste en effet (mais on a dit : à gauche). Du vide dans le regard de Laurent Joffrin, on ne<br /> conclura donc pas pour autant qu’il n’y a rien. Le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin ou marge actionnariale limite autorisée) est une idée. L’abolition de la cotation<br /> en continu, et son remplacement par un fixing mensuel ou plurimestriel, en est une autre. Vient toutefois un moment où l’on envisage la question autrement : et fermer la<br /> Bourse ?"<br /> <br /> <br /> <br />
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