C’est en tant que jeune diplômé (en sciences humaines, statistiques et communication) que j’ai rencontré "physiquement" la psychanalyse.
Bien que relativement bien diplômé donc, et compétent, je rencontrais des difficultés de dimension pulsionnelle dans mon intégration : dès qu’un contact avec un employeur ou un client potentiel se faisait plus consistant, j’entrais dans une logique d’agressivité et d’affrontement, me menant implacablement à la disqualification.
Sur les principes de l’analyse, son prix et son "efficacité"
J’ai suivi une psychanalyse d’orientation lacanienne auprès d’une professionnelle, philosophe de formation et proche du milieu de l’entreprise. Cette "première tranche" comme on dit (car je retournerai peut-être un jour sur le divan, pour aller plus loin) a duré 9 mois. Il faut dire que de par ma réflexion personnelle, j’étais déjà assez avancé dans la voie de l’analyse, il me manquait la médiation par un tiers. Le tarif a été fixé par moi seul, et probablement à un niveau nettement en deçà de ce que l’analyste en question pouvait prétendre gagner au regard de ses compétences et de son expérience. Ma cure n’a pas coûté un seul centime à la collectivité.
Le principe n’a pas été d’éradiquer mon symptôme, qui fonde ma singularité, mais d’apprendre à vivre avec, c’est-à-dire d’inverser sa polarité, à la manière de l’inversion des valeurs appelée de ses vœux par Nietzsche. Ainsi l’agressivité a été décortiquée, interprétée, pesée, déconstruite, par la parole, puis est devenue désir de conseiller les entreprises, dans un premier temps, car d’autres aventures suivront sûrement.
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