Le gouvernement nigérien a annoncé la levée, à compter de (demain) vendredi, de l'état d'alerte en vigueur dans le nord, riche en uranium, du pays. Cette mesure donnait aux forces de sécurité des pouvoirs spéciaux pour surveiller les mouvements de personnes et de biens dans la région d'Agadez. Elle restreignait aussi les déplacements des journalistes. La levée de ces restrictions intervient après la signature, en octobre, d'un accord de paix entre les rebelles touaregs, qui avaient repris les armes en 2007, et les gouvernements du Niger et du Mali. Les opérateurs français Areva et canadien Cameco exploitent d'importants gisements d'uranium dans le Nord du Niger où, outre les Touaregs, sévissent des éléments d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). "Nous allons permettre un retour à la vie normale (dans le Nord), mais cela ne signifie pas que nous allons baisser la garde", a prévenu un haut responsable militaire nigérien contacté par Reuters. L'apaisement des tensions depuis l'accord de paix avec les rebelles touaregs a également accru l'espoir d'un retour des touristes étrangers dans la région d'Agadez, porte du désert. L'opérateur français Point Afrique a d'ores et déjà annoncé une reprise de sa desserte aérienne entre Marseille et Agadez dans le courant de l'année.
(Abdoulaye Massalachi, version française Jean-Loup Fiévet) ((Service Informations générales. Tél 01 49 49 53 34. paris.newsroom@reuters.com; Reuters Messaging: jean-loup.fievet.reuters.com@reuters.