Ne croyez pas que je sois ironique. N’imaginez pas que, parce que je n’ai jamais caché mon indifférence pour le football, je puisse manquer à la plus élémentaire éducation, et me réjouir de voir choir et déchoir ainsi le sport qui m’insupporte. Parce qu’allons-y, disons-le : quand l’équipe de France est ridicule comme en 2002, je raille, je sarcasme. Ma nature taquine. Et je me faisais une joie d’éreinter les footeux de mes amis. L’investissement était minime, puisque l’application est gratuite, mais j’avais téléchargé Vuvuzela. Chaque évocation de la Coupe, et je vouvouzellais. Mais que la France soit ridicule comme elle l’a été durant ce week-end en plusieurs actes aussi sidérants les uns que les autres, c’est une autre paire de manches – et je ne parle pas des joueurs. Parce que même si ma femme me dit de relativiser, que c’est que du foot, ça me mine un poil. C’est pas pour rien qu’on dit : « représenter la France à l’étranger ». Pourquoi faut-il qu’on la roule dans la honte pour qu’on prenne la mesure de l’expression ?
Parce qu’il y a peut-être autre chose que le destin minable d’une équipée bouffonne dans cette affaire. Comment ne pas y voir un peu de l’état de la France ? Après tout, c’est peut-être bien vrai en effet qu’ils ont représenté la France à l’étranger. Continuer la lecture