A un mois du rendu des conclusions de la commission de réforme de la Constitution formée par le Roi Mohamed VI à la suite de son discours du 9 mars, le mouvement du 20 février au Maroc, qui appelle à des réformes politiques radicales dans le royaume, entendait bien ne pas relâcher la pression. Il avait appelé sur sa page Facebook à une nouvelle journée demanifestations et de sit-in dans l'ensemble du pays le dimanche 22 mai.
Quelque 78 manifestations étaient ainsi prévues malgré l'interdiction de manifester décrétée par le gouvernement, rapporte lejournal électronique Lakome. Ces manifestations, peu relayées dans les médias, ont été couvertes en directsur le site Mamfakinch, sympathisant du mouvement de contestation. Face à l'intervention des forces de l'ordre pour disperser les manifestants, une certaine radicalisation était à craindre. Les manifestations se sont dispersées en fin de journée.