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Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule

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Aprés Pasqua : Balladur

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Par LAURENT JOFFRIN

 

L’affaire de l’attentat de Karachi n’a pas fini de livrer ses mystères. Petit à petit, au fil de notre enquête, de nouveaux éléments apparaissent, qui en font un écheveau complexe et sulfureux. D’abord braqué sur les commissions versées au Pakistan - et dont l’interruption, selon certaines sources, aurait causé l’attentat -, le projecteur se déplace maintenant sur les rétrocommissions, c’est-à-dire sur l’argent occulte issu des mêmes contrats d’armement, mais versé cette fois en France.


Ces rétrocommissions, il faut le préciser, sont doublement condamnables. Non seulement elles sont l’aboutissement d’un circuit d’argent noir, mais encore elles viennent alimenter un financement illégal sur le territoire même de l’Etat qui a vendu les matériels, en l’occurrence la France. Pour l’instant, la preuve décisive que ces fonds auraient permis de solder les comptes de campagne d’Edouard Balladur manque. Mais deux éléments mis au jour par Libération renforcent le soupçon : le gouvernement Balladur a imposé ses intermédiaires dans les circuits de financement occultes ; le compte de campagne du même Balladur a été au même moment alimenté par une somme importante versée en liquide. Bien sûr, les intéressés se défendront en expliquant que ces deux faits - qu’ils contesteront - sont de toute manière indépendants l’un de l’autre. Peut-être. Mais leur concomitance et la précision des éléments que nous décrivons doivent inciter les enquêteurs à redoubler d’énergie. La lutte contre l’argent noir est un rocher de Sisyphe.

 

Source Libé

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