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e secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'ancien président sénégalais Abdou Diouf, a exprimé mercredi sa "très forte inquiétude" sur l'évolution de la situation au Niger où le président Mamadou Tandja veut se maintenir au pouvoir. Selon M. Diouf, "la démarche suivie aux fins d'une révision de la Constitution par référendum, et ce en dépit des mises en garde émises par un grand nombre d'acteurs, en particulier par la Cour constitutionnelle du Niger, au fonctionnement de laquelle il vient d'être gravement porté atteinte, a créé les conditions d'une crise avérée". Evoquant des "menaces qui pèsent sur la paix et la stabilité" au Niger, pays membre de l'OIF, Abdou Diouf appelle à "un retour au strict respect des principes de la démocratie et des règles de l'Etat de droit, ainsi qu'au fonctionnement régulier de toutes les institutions". Décidé à rester au pouvoir après 10 ans à la tête du pays, Mamadou Tandja a dissous le parlement, puis la Cour constitutionnelle qui s'opposait à son projet de référendum pour modifier à son profit la constitution et ainsi briguer fin 2009 un troisième mandat. Il s'est également arrogé des "pouvoirs exceptionnels" qui lui permettent de gouverner seul par décrets et ordonnances. La France, ancienne puissance coloniale, ainsi que l'Union européenne ont fermement condamné mardi les dernières décisions du président nigérien. Mercredi l'opposition a lancé une journée "pays mort" au moment où s'ouvre en Libye un sommet de l'Union africaine.