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Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule

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La carie : Maladie psychosomatique ?


Un article à faire lire d’urgence à tous les incrédules et même à son dentiste.



La carie est-elle une maladie psychosomatique ? Si vous posez la question à votre dentiste, il est probable qu’il vous réponde par un sourire entendu en vous expliquant que la carie est la conséquence de la transformation du sucre en acides par les bactéries de la bouche. S’il n’est pas question de nier le rôle du sucre, ne peut-on concevoir que d’autres facteurs, dont le stress, puissent concourir à la formation des caries ? Voilà qui pourrait nous amener à reconsidérer un problème que l’on croit bien connaître.

Invoquer des facteurs psychiques ou émotionnels pour expliquer les atteintes carieuses prête à sourire et suscite souvent l’incrédulité. La personne qui ose tenir un tel discours s’expose à des réactions ironiques : “les émotions donnent des caries ! Si c’était vrai, ça se saurait…”.

Études sur les aspects psychosomatiques de la carie

Justement, cela se sait et même depuis fort longtemps. Récemment, de nombreuses études concluent unanimement à un lien entre caries et vécu émotionnel. En 1992, une étude menée chez des réfugiés d’Afrique du Sud montre que les individus cumulant le plus de facteurs de stress sont aussi ceux qui présentent le taux le plus élevé de caries. En 1991, une étude épidémiologique conduite au Japon dans la ville de Fuji établit que des traits de personnalité comme la dépendance, les tendances régressives, la nervosité et l’instabilité émotionnelle sont corrélées à un taux de caries plus important que chez les enfants ne présentant pas ces traits de caractère. Plus intéressant encore, en 1990, une étude moscovite portant sur des femmes enceintes révèle que le stress émotionnel de la mère durant la période de la grossesse où se forment les dents de lait, rend celles-ci plus vulnérable aux caries, en dépit des apports en fluor. D’autres études (1995, 2003, 2005) établissent une corrélation entre des conditions familiales difficiles, incluant le stress des parents, et le taux de caries chez les enfants.

Évidence des liens entre stress et caries

Force est de se rendre à l’évidence : le dogme du sucre unique responsable des caries a vécu. S’il en était ainsi, toutes nos dents devraient s’abîmer en même temps, de manière régulière, plus ou moins rapidement selon la richesse en sucres de notre alimentation. Or, tout dentiste constate dans sa pratique quotidienne que la réalité est toute autre. Les caries se développent sur certaines dents seulement (et non sur toutes), à des périodes bien déterminées de la vie. Ainsi certaines dents ne s’abîment jamais, même dans des bouches très négligées ou très délabrées, tandis que d’autres (parfois voisines des premières) se carient et sont très vite extraites en dépit des soins prodigués.
La vulnérabilité spécifique de certaines dents s’explique par le fait que toute dent possède une immunité naturelle contre les acides produits par les bactéries de la bouche à partir des résidus sucrés. Ce mécanisme protecteur a été mis en évidence par le professeur Steiman qui a également montré qu’un stress excessif était capable de bloquer cette protection.

Moins de fluor, plus de conscience ?

La carie est bien une maladie psychosomatique. Les acides produits par les bactéries à partir du sucre n’agissent que sur un terrain préalablement fragilisé. La cause première est interne (stress, émotions, vécu) et non externe (sucre). L’étude sur les femmes enceintes soumises à des stress montre en outre que la dent engramme dans sa structure cristalline le vécu de la mère durant la période où la dent se forme. Ces connaissances doivent nous conduire à porter un nouveau regard sur la carie dentaire, maladie banale entre toutes dont on croyait tout connaître. Si l’hygiène (dentaire et alimentaire) garde évidemment tout son intérêt dans la prévention de la carie, ce ne sont pas tant des quantités de fluor administrées, souvent en excès et dès le plus jeune âge, qui pourront préserver nos dents et celles de nos enfants de la carie, qu’un environnement harmonieux incluant l’équilibre psycho-affectif favorisé par une ambiance familiale valorisant l’échange et la verbalisation. Bref, la carie, une question de conscience plus que de fluor ?

Travaux sur l’immunité de la dent : origines psychosomatiques de la carie

Bibliographie : supports psychosomatiques de la carie dentaire



Estelle Vereeck, auteur du Pratikadent, dictionnaire holistique des atteintes dentaires et de la biocompatibilité des soins.

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