SAMEDI 23 FEVRIER 2008.
Grâce matinée enfin ! je n’ai pas été obligé de me lever mais j’ai pu paresser : j’adore ! Sauf que dés 5 h15, les mantras cette fois chantés en cadence ne m’ont pas « Gavés », sauf que les
enfants dés 6h courent à leurs occupations, les plus énergiques commencent à frapper le ballon rond, d’autres vont chercher l’eau à la pompe, d’autres balaient ou commencent à préparer la soupe matinale.
Bref ! WE pas vraiment de repos mais on verra. Je me lève à 7h30, il est 1h30 en France. J’ai pas réussi à afficher l’heure locale sur la montre que mes enfants m’ont offerte pour la fête des pères, l’an dernier ! ! ! Le premier qui se moque est déshérité ! ! ! !
Je me mets sur le PC, je trace les grandes lignes du rapport que je dois faire remettre à mon retour de Mission, une sorte de plan, à la louche, quelques impressions écrites pour ne rien oublier.
10h Vithear arrive avec le Tuk-Tuk ; il doit nous balader une bonne partie de la matinée, il demande 15 $. Je suis outré, offusqué, choqué, je dis que à Phnom Penh pour la même course j’ai payé 7 $ ……………….. 15 $ plus tard nous nous entendons sur 8 $.
Battambang est une ville moins agitée, plus cool que la capitale, la circulation me parait moins excessive, nous visitons le centre SOS Children financé par les USA, c’est clean, peigné, léché, les gosses dans une classe chantent une vieille comptine d’outre atlantique. Des fleurs, des enfants en chemise blanche, de jolis petits chaperons rouges, ça dégouline de $ !
Changement de programme, nous prenons un chemin cahoteux, poussiéreux, mal aisé (Style « Mouche du Coche ») Bref, secousses garanties. Arrivons au centre Pteah Tuk Dong qui accueille des jeunes femmes violées et / ou abandonnées par leur famille. Le centre est financé par la vente de leurs réalisations artisanales, beaucoup moins rutilant que SOS Children ici point de $, ça dégouline la misère, la souffrance, l’exclusion.
Plus loin, une école du cirque malheureusement fermée le samedi puis quelques secousses plus loin la pagode Kampheng qui comme celles de Phnom Penh rivalise de couleurs vives et pastel à la fois, ambiance kitsch ………………… sauf que ici des bonzes prient et vivent dans de petites maisons appelées « Kod » (sorte de chapelles parfois très décorées) qui entourent le temple.
Des statues en ciment / béton peints racontent l’histoire du prince Siddhârta qui au VI siècle avant notre aire est devenu Bouddha après avoir croisé sur sa route, le Bonze, le Vieillard, le Malade et le Mort. Toute une belle et longue histoire !
Comme l’Islam – avec les 5 piliers de la foi – le Bouddha a mis en place 5 règles de vie de chaque jour :
- Soyez compatissant et respectez la vie la plus infime
- Donnez et recevez librement mais ne prenez rien indûment
- Ne mentez jamais même dans des les occasions qui vous paraissent absoudre le mensonge
- Evitez les drogues et les boissons
- Respectez la femme et ne commettez aucun acte illégitime et hors nature
Comme il dit JLA : « C’est pas demain que j’atteindrai le Nirvana ! ! ! ! ! »
Aprem Cool au centre ASPECA, je passe un long moment à échanger avec Vuthy et il m’évoque les pb de communication au Cambodge ; projets de routes et de voies de chemin de fer, il parait fatigué et le dit, il a sous sa responsabilité 300 enfants et le personnel qui va avec. Il porte fort bien ses 45 ans, c’est un Monsieur 1000 volts !
18h : je vais prendre mon repas
18h 15 quelques notes et email à préparer pour demain. En effet, je tape mes messages dans la clé USB puis au Cyber je fais juste un copier / coller. Ça va d’autant + vite que ici, les claviers sont en Q.R.T.Y et les accents et autres apostrophes sont pour moi un véritable casse tête.
20h : il est bien tard, je vais me coucher : Bon soir !