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Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule

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ENFIN LE "FN" N'EST PLUS ou presque plus RIEN !

FN, fin, par Eric Fottorino
LE MONDE | 11.06.07 | 10h11  •  Mis à jour le 11.06.07 | 10h34
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Si le second tour de ces élections législatives peut sans doute se lire en filigrane du premier, il est prématuré de dire à quelle République nous aurons affaire au soir du 17 juin, quels seront ses contours, ses attributs, ses contre-pouvoirs ; si elle prendra des airs de second Empire ou de monarchie constitutionnelle. Il suffirait que l'abstention soit moindre, que la mobilisation des partis d'opposition soit plus efficace, pour corriger l'effet presque caricatural de la victoire de la droite, tant celle-ci est spectaculaire. Et révélatrice d'une aspiration profonde des Français aux réformes.

 

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Mais on peut dresser sans attendre, avec la force de la chose votée, l'acte de décès de l'extrême droite. A 4,29 %, le parti de Jean-Marie Le Pen est ramené à ses scores d'il y a plus de vingt-cinq ans, lorsqu'il n'avait pas encore accompli sa première percée des municipales de 1983, à Dreux. Pendant un quart de siècle, le Front national fut un funeste acteur de la vie politique, tentant de populariser, avec un succès grandissant, un discours xénophobe et raciste qui culmina le 21 avril 2002, lorsque M. Le Pen accéda au second tour du scrutin présidentiel en éliminant le candidat socialiste. Cette longue, trop longue parenthèse, se referme. La décrue du FN tient largement à la stratégie de "triangulation" menée par le candidat Sarkozy, consistant à provoquer l'extrême droite sur son propre terrain, avec un discours de fermeté sur la sécurité, l'immigration et l'"identité nationale". Si le FN a atteint son étiage, c'est aussi que ses électeurs de 2002 ont compris que cette formation, quels que soient ses succès électoraux, ne serait jamais en mesure d'exercer le pouvoir. Et le sort des partis privés d'une perspective de gouverner est de disparaître. Ou de vivoter.

C'est une leçon que devra méditer le Parti socialiste. Faute d'avoir su à temps se rénover, il n'a offert qu'une faible résistance à la droite, n'ayant pas réussi à attirer vers lui les électeurs du centre. Le sursaut que le PS peut espérer le 17 juin ne le dispensera pas d'un profond aggiornamento.

 

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