Vous pouvez admirer des dessins de Jiho, Faujour, Chimulus… hilarants, quoique toujours d’un assez mauvais goût ! Mais je les excuse, c’est encore des minots ! Dans la rubrique « Les dessins des copains »
Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Vous pouvez admirer des dessins de Jiho, Faujour, Chimulus… hilarants, quoique toujours d’un assez mauvais goût ! Mais je les excuse, c’est encore des minots ! Dans la rubrique « Les dessins des copains »
27 octobre 2012 par Siné
le 27 octobre 2012
Ça fait un curieux effet de ne plus avoir un poil sur le caillou ! Mais, entre nous, pas plus que sur les genoux, les choux, les hiboux ou les bijoux. Au moins, on ne risque plus de se choper des poux! Des morpions, oui, car ceux de mon cul refusent obstinément de quitter le navire en perdition. Dans ce service où tout le monde est mobilisé contre les microbes, bactéries, bacilles, globules avariés, etc., ce serait bien le diable si ce genre de crabe réussissait à pénétrer ma chambre stérile, mais comme je ne crois pas en Dieu mais au Diable, je reste vigilant !
De toute façon, mieux vaut une boule à zéro qu’une tête au carré, car entre trois pelés et un tondu, on passe mieux inaperçu.
La chimio a plein d’avantages : on n’a plus besoin de se raser le matin et les poils disgracieux des oreilles et du nez disparaissent, comme dans un conte de fées (tendance Carabosse).
Certains le supportent très mal, surtout, paraît-il, les barbus qui, habitués à porter les moustaches et la barbe depuis des années, ne se reconnaissent plus du tout dans le visage glabre qu’ils voient dans leur miroir. Et ils broient du noir, comme si ça allait changer quelque chose. Les Blacks ne sont pourtant pour rien dans leur déprime !
Après tout, ces cons n’ont qu’à briser leurs miroirs, mais ils sont sûrement superstitieux et craignent de devoir se farcir sept ans de malheur supplémentaires. C’est quand même pas une raison pour devenir lepéniste ! Cependant, à cause de quelques amis très chers, mais velus, je n’irai jamais jusqu’à hurler « Malheur aux barbus !» comme n’hésitaient pas à le faire sans nuance, Pierre Dac et Francis Blanche au bon vieux temps de Paris-Inter dans leur feuilleton resté légendaire.
Les femmes, elles, qui souffrent au moins autant qu’eux, et à plus juste titre, ne deviennent pas des harpies pour autant. Elles savent se tenir et dissimulent les outrages à l’aide de tout un arsenal de perruques, de foulards, de faux cils et autres artifices. Du coup, elles ne perdent pas un poil de leur féminité, alors que les machos, eux, sont atteints dans leur virilité de mes deux, par la disparition de leur pilosité.
Je ne peux même plus ajouter, comme gag désopilant, poil au nez !
De savoir qu’en 1945, qui n’est pas la période la plus glorieuse de la Libération, elles auraient pu, en plus, être prises pour des putes ayant couché avec des Boches, devrait adoucir leur détresse.
En ce qui me concerne, je suis plutôt satisfait de mon nouveau look qui accuse encore mon côté play-boy, contrairement à Chet Baker qui, lui, beau comme une bite étant jeune, était devenu vilain comme un pou à la fin de sa vie.
Concernant l’évolution de ma chimio, après une infection des poumons accompagnée de douleurs lombaires gratinées, qui a duré trois jours et trois nuits et dont je me serais volontiers passé, tout est rentré dans l’ordre et, bien que je déteste ce mot-là, j’étais bien content de le retrouver !
Aujourd’hui, à part les chevilles démesurément gonflées, dues probablement à un excès de compliments de votre part, je dirai que les lendemains ont de bonnes chances de chanter et que la situation se présente sous les meilleurs hospices !
Banzaï !
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