Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Par Jean Louis ALONSO
Islam Karimov, président de la République
Des "agitateurs", et même des "terroristes"... C’est ce que les journalistes étrangers sont aux yeux d’Islam Karimov, le président de la République ouzbèke. Depuis 2005, il a consciencieusement œuvré à rendre impossible le travail des médias étrangers présents dans le pays. Mais les premières victimes du maître de l’Ouzbékistan depuis 1989 sont les journalistes locaux. Islam Karimov s’est montré particulièrement acharné dans sa tâche d’éradicateur de l’opposition et de la presse libre lors de la répression du soulèvement d’Andijan, en mai 2005. Fidèle à son passé d’apparatchik soviétique, il ne dédaigne pas de recourir aux méthodes les plus brutales : disparitions, internements forcés en hôpital psychiatrique, emprisonnements arbitraires, etc. La liste est longue des mesures auxquelles les journalistes critiques s’exposent. En 1999, le chef de l’Etat avait déclaré publiquement : "Je suis prêt à faire sauter les têtes de 200 personnes, à sacrifier leur vie afin de préserver la paix et le calme dans la République." Sa réélection à la tête de l’Etat, en décembre 2007, s’est accompagnée d’une omniprésence dans les médias publics. Les télévisions, notamment, n’ont eu de cesse de vanter ses mérites et de lui attribuer tous les succès du pays. Opposé à trois personnalités de moindre envergure, il a remporté haut la main le scrutin, avec 88 % des suffrages.
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