Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Par Jean Louis ALONSO
Mahmoud Ahmadinejad, président de la République
Le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad continue de restreindre la liberté d’expression. Elu à la tête de l’Etat en août 2005, le président ultraconservateur s’est entouré d’anciens officiers des Gardiens de la Révolution qu’il a placés à la tête des principaux ministères et institutions du pays. Si des médias conservateurs, proches du pouvoir, critiquent parfois la politique du Président, les journaux réformateurs - trop progressistes aux yeux de Téhéran et sans aucun soutien politique - ne bénéficient pas de la même marge de manœuvre. Les journalistes indépendants sont régulièrement convoqués par les services secrets et peuvent être détenus au secret pendant des semaines, sans pouvoir contacter leur famille ou leur avocat.
En 2007, plus de cinquante journalistes ont été incarcérés dans le pays. Les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire permettent au régime de harceler et d’arrêter facilement les journalistes et toutes les voix indépendantes qui osent encore s’élever en Iran. Le gouvernement refuse toujours de mettre fin au monopole étatique sur les médias audiovisuels et la possession d’une parabole satellitaire demeure interdite. Les médias étrangers sont placés sous étroite surveillance et leurs correspondants locaux peuvent se voir retirer leur carte de presse à tout moment. Les organisations internationales obtiennent très rarement l’autorisation de se rendre en Iran. Reporters sans frontières a demandé des visas pour se rendre dans le pays, à maintes reprises au cours des dix dernières années. En vain.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog