Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Alors que la France expulse discrètement de jeunes afghans vers Kaboul, je vais soutenir leurs jeunes frères mineurs au sein de l’asso EMDH (Enfants du Monde)
Cette après midi ils étaient une dizaine : un malien, 4 afghans, 3 pakistanais, 1 chinois, ils parlent peu français, mon « Anglais » est loin mais on se débrouille.
Au fait qui suis-je ? Jean-Louis Alonso, à la retraite depuis octobre 2006. Chirurgien-Dentiste pendant 25 ans à Montauban puis des remplacements en Seine Maritime et dans l’Eure. Après quelques voyages africains (Libye, Algérie, Niger, Mali, Bénin, Mauritanie) je décide de me rapprocher d’une association de vétérans, je croise AGIRabcd et très vite je pars en mission au Cambodge, en Arménie et au Niger que je connais bien.
Sur Paris les professionnels de santé sont appréciés et EMDH « recrute » auprès de AGIRabcd qui me demande d’intervenir auprès des jeunes mineurs du Kremlin Bicêtre. Je suis chargé avec une consœur médecin à la retraite comme moi d’apporter à ces jeunes une information dans les domaines de la santé, de l’hygiène corporelle ou alimentaire, de la prévention des maladies sexuellement transmissible, etc.
Ces enfants, ces jeunes hommes et femmes – ils ont entre 15 et 18 ans – sont le plus souvent sans papier, sans argents ; c’est le bouche à oreille qui les a amené là, qui leur permet de retrouver un toit et un couvert en attendant un placement en foyer ou en famille d’accueil. Ils arrivent d’Ethiopie, de RDC, du Mali, de Chine, du Pakistan, d’Afghanistan et de bien d’autres pays ou leurs parents ou leur famille les ont aidés à atteindre l’Europe. Suite à des parcours « Chaotiques » (ils ont parfois été détroussés par des passeurs peu scrupuleux !) ils se retrouvent dans la rue, dans les Squat gare de l’Est ou ailleurs . . .
Cette après midi nous avons évoqué les MST, le SIDA, avons parlé de préservatifs et de sexualité, des rires gênés ont fusé à l’évocation de certains sujets sensibles. C’était aujourd’hui le groupe des garçons, ils aiment la vie . . . Que pouvons nous faire pour eux ? Sûrement pas les renvoyer chez eux.
Jean-Louis ALONSO