Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Par Jean Louis ALONSO
Paris, tribunal aux armées, 2006. Génocide rwandais
La juge d'instruction du tribunal aux armées de Paris (TAP) déclare recevables quatre plaintes accusant l'armée française au Rwanda. La juge d'instruction, Brigitte Raynaud, a interrogé, à Kigali, six plaignants en novembre 2005. En avril, le procureur du TAP a demandé l'annulation de ces auditions, alors que c'est lui-même qui avait demandé à la juge de procéder à ces interrogatoires. La chambre d'instruction du tribunal aux armées a finalement validé l'enquête de la juge. "J'ai attendu plusieurs mois pour que le parquet ouvre une information. Ensuite, il a demandé des annulations de la procédure. J'ai subi des pressions avant d'aller au Rwanda. Qu'aurait fait un procureur soumis hiérarchiquement au pouvoir politique ?", interroge Brigitte Raynaud. Elle s'est opposée au procureur dans une autre affaire, celle du bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire, qui a coûté la vie à neuf soldats français. Le procureur s'est opposé à l'autopsie des corps des victimes. "Quand on a enterré les cadavres, on a voulu enterrer l'enquête."
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