Aborder le sujet des violences faites aux femmes, telles que le viol, l’inceste demeure une initiative très délicate, surtout que l’on constate un manque d’existence de mesures en matière de prévention. Des phénomènes qui ont pris de l’ampleur au cours de ces dernières années. Combien sont-elles ces femmes touchées dans leur honneur ?
Les auteurs de violences contre les femmes sont très divers, mais peuvent être regroupés en trois principales catégories, selon la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes CEDAW (Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes). La famille constitue la première catégorie, où l’on recense les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme, la violence non conjugale, et la violence liée à l’exploitation. La deuxième catégorie est la collectivité, espace dans lequel les femmes sont victimes de viol, de sévices sexuels, de harcèlement sexuel et d’intimidation au travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, de proxénétisme et de prostitution forcée. Enfin, la troisième catégorie, c’est l’Etat, responsable de violences qu’il a directement perpétrées ou qu’il a tolérée ; cette catégorie englobe la violence engendrée par la législation d’un Etat. L’Algérie est touchée par ces trois catégories avec, comme dénominateur commun, l’insuffisance des politiques développées par les autorités publiques pour prévenir ces violences et punir leurs auteurs.
A cet effet, dans cette contribution, nous allons parler de certains cas de violences répertoriées dans les catégories deux et trois. Des fléaux tabous et marginalisés, bien qu’il ait des répercussions psychologiques et sociales très importantes, pour les pouvoirs publics et la société ! Malheureusement, il est de ces tabous qui se retournent contre ceux-là même qui refusent d’en parler. Certes, être une victime de viol ou d’incest est une raison sociale qui n’existe pas dans notre culture. Mais les phénomènes existent et ne connaissent pas de fléchissement. Il faut donc regarder la vérité en face, en parler et y trouver de solutions.