Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Par Jean Louis ALONSO
A Phnom Penh, se poursuit le procès de Duch, le responsable du terrible centre d'interrogatoire S-21 sous le règne des Khmers rouges. Nos partenaires du site ka-set.info accomplissent un remarquable travail de couverture, au quotidien, de ce procès fondamental d'un point de vue historique. En voici un exemple, avec l'interrogatoire de l'accusé cette semaine.
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(De Phnom Penh) La décision d'écraser les détenus ne lui revenait pas, mais émanait de l'état-major khmer rouge, explique Duch au juge Thou Mony. Cependant, conformément à la ligne du parti, il ne fallait pas tuer les prisonniers avant qu'ils aient fini de rédiger des aveux complets.
Ainsi, son adjoint Hor lui soumettait les noms de ceux qui étaient allés au bout de leurs confessions et Duch prenait la décision de les envoyer à la mort. Quand le juge lui demande s'il a prodigué à son personnel une formation pour leur apprendre à tuer, l'accusé récite un proverbe cambodgien :
« Il n'y a pas besoin d'apprendre à un crocodile à nager, il sait ! »
Appelé à donner plus de détails sur les exécutions, Duch déclare : « J'essayais d'éviter d'assister à ces scènes, je ne regardais pas. » Il sait cependant qu'un enfant a été tué - on lui a fracassé la tête contre un arbre - et son cas n'est sans doute pas une exception, concède-t-il.
En décembre 1978, face à un déferlement de nouveaux prisonniers envoyés à S-21, Oncle Nuon, dit Frère Numéro 2, donne l'ordre de ne pas les interroger mais de les exécuter directement pour éviter une surpopulation carcérale, rapporte-t-il.
A S-21, six détenus seront épargnés, cinq artistes et un dentiste, ainsi qu'une quinzaine de personnes à qui il avait été assigné des tâches :
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