L'aide étrangère fait partie du problème africain...au même titre que la corruption.
Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Par Jean Louis ALONSO
Philosophe, économiste et chercheur en sciences politiques américain d'origine japonaise, il a construit sa renommée pour avoir repris le concept de «Fin de l'histoire». Il enseigne l'économie politique internationale à la Johns Hopkins School of Advanced International Studies et dirige son Programme de développement international.
L'aide étrangère fait partie du problème africain...au même titre que la corruption.
Entre 2002 et 2008, la croissance de l'Afrique sub-saharienne a repris, soutenue comme la plus grande partie de la planète par la flambée des matières premières et les investissements chinois. C'est ainsi que s'est achevée l'une des ères les plus consternantes de l'histoire récente du continent, une période qui a duré toute une génération et pendant laquelle la plupart des pays de cette région ont connu une chute de leurs revenus par habitant, parfois à des niveaux que l'on n'avait plus vus depuis la fin du colonialisme.
Ce redressement signifie pour les Africains que de nouvelles opportunités sont envisageables, mais l'incroyable chute des cours des matières premières de l'an dernier, conséquence de la récession mondiale, laisse deviner la fragilité de cette transformation. Il n'apparaît pas non plus que le moindre virage politique ait été pris. Les années de croissance ont vu le déchaînement d'une guerre épouvantable en République Démocratique du Congo, qui a fait plus de 5 millions de victimes, d'un autre conflit, plus circonscrit mais tout aussi dévastateur, dans le nord de l'Ouganda, ainsi qu'une catastrophe humanitaire au Darfour et la continuelle tragédie du Zimbabwe de Robert Mugabe.
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