Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
04.10.08 | 15h48| | a famille et les amis d'un journaliste français incarcéré depuis neuf mois en Côte d'Ivoire, en appellent à l'opinion publique pour le faire libérer, a indiqué samedi son collectif de soutien. Jean-Paul Ney, 32 ans, "journaliste indépendant travaillant pour de nombreux médias français et étrangers" et dont la famille réside dans les Pyrénées-Orientales, est emprisonné depuis le 27 décembre 2007 à la prison de La Maca, à Abidjan, a expliqué à l'AFP Thomas Kisszalai, journaliste suisse, cofondateur du collectif de soutien pour sa libération.
Il a été arrêté près du siège de la télévision d'Etat ivoirienne RTI à Abidjan, alors qu'il effectuait un reportage télévisé sur l'ancien chef rebelle et ex-putschiste ivoirien Ibrahim Coulibaly pour l'agence Gamma, a-t-il précisé. Outre Jean-Paul Ney, neuf autres personnes - un Français, trois Ivoiriens, quatre Maliens et un Gambien - avaient été inculpées et écrouées à Abidjan le 17 janvier. Le procureur de la République d'Abidjan, Raymond Tchimou, avait alors précisé qu'elles étaient poursuivies pour "attentat, complot contre l'autorité de l'Etat et l'intégrité nationale, participation à une bande armée, atteinte à l'ordre public et non dénonciation d'actes de nature à nuire à la défense nationale". Contacté par l'AFP, le Quai d'Orsay a simplement indiqué samedi que Jean-Paul Ney "fait l'objet, comme tous les ressortissants français incarcérés, de la protection consulaire" à travers des visites régulières des services du consulat de France. Pour Thomas Kisszalai, "Jean-Paul Ney doit rentrer: il n'a fait que son travail d'investigation". Dans l'Indépendant de Perpignan, qui évoque l'affaire samedi, le père du journaliste, Paul Ney, dit avoir gardé le silence pendant plusieurs mois à la demande des autorités françaises puis sur le conseil d'amis: "Jusqu'à présent, on a écouté tout le monde mais là, on ne peut plus continuer comme ça. On le vit très mal, tous les jours, cela nous taraude", explique-t-il. M. Ney, conseillé par Me Gilbert Collard, estime que son fils est "gardé là-bas comme moyen de pression" alors que les relations franco-ivoiriennes sont "très mauvaises". |