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Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule

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Huitième épisode :" Un autre voyage"

CARNET DE VOYAGE 2006-2007.
 
Huitième épisode : « Un autre voyage ! »
 
Nous quittons Agadez le 21 décembre (MD & Pierre, Damien et moi) je propose que nous prenions plein Ouest à Tahoua au lieu de classiquement descendre par le goudron à Niamey ! Ce n’est pas une bonne idée, même si certains villages traversés valent le détour, nous avons beaucoup « Jardiné ».  
Nous atteignons enfin Abala, ne pas confondre avec Abalak et le 22 décembre vers 15 h 30, nous nous séparons après + de 50 jours passés ensemble ! Damien remonte vers Faïza sa jeune épouse marocaine qui lui a beaucoup manqué (OUI ! On peut le dire !) et MD & Pierre l’accompagnent.
J’ai souhaité que les « Au Revoir » soient brefs car je n’aurais pas supporté les longues effusions. Trop d’émotion, beaucoup trop d’émotion.
Plus de 50 jours passés ensemble avec bp de bonheurs partagés, de pommes de terre sautées, de ragoûts de « Je ne sais quoi » de Pierre, de sourires et de réflexions ………………. Svt subtiles de Marie.
Bilan : Bp de plus et si peu de moins que je les ai déjà oubliés !
Mais ce que je n’oublie pas, ce sont vos voix à la VHF et rêve d’enfant, je ne l’ai éteinte (la VHF) qu’à Niamey………….. On ne sait jamais : « Et si je les entendais encore une fois ! »
« Un autre voyage » commence pour moi.
 
20h30 arrivée à Niamey, Marie est en forme, Marwan bien rigolo et Oumarou accueillant. Marwan a 2 ans et demi, il a été recueilli par un vieux au bord d’un terrain de sport, des enfants ont entendu des cris, ils ont prévenu le vieux ; le vieux a dit : « Si les enfants ne m’avaient pas prévenu, les chiens l’auraient bouffé pendant la nuit ». Il avait encore le cordon ! T’as eu de la chance Marwan que Marie et Oumarou t’adoptent ! « Un autre voyage » pour toi aussi !
Dés le lendemain, je suis dans le bain, au régime Africain : pas trop vite, lentement et pas grand-chose. J’aime cette « Ferme Baobab », je la fréquente depuis bientôt 10 ans, elle n’a de ferme que le nom, en fait c’est un havre de paix, des poules pondeuses (de moins en moins), quelques moutons, une gazelle, de grosses tortues, de temps en temps un caméléon passe par là (il sera celui-ci immortalisé par une photo sur mon bras !)
A Niamey, chez mes amis, je ne fais rien !
Par bonheur « D » arrive bientôt avec son fils et un copain. Ce matin j’ai jeté un coup d’œil sur le retour ! Bof ! « Un autre voyage »
Fêtes de Noël et de Fin d’Année à l’Africaine : on bouffe bien et on boit du Champagne et puis le 3 janvier, Dominique et moi, partons pour le Mali par le nord du BK (Burkina).
Fait pas beau, l’air est chargé de poussière, on voit à peine de l’autre coté du fleuve (avons pris la rte de Goteye par le bac). De Niamey à Tera : goudron et peu de circulation, ça roule bien et nous sommes 2 dans le 78, ça change un peu et avec mon amie Dominique nous échangeons sur tout et rien, la rte est un peu monotone, quelques plans d’eau et beaucoup de gros et petit bétail. A l’Ouest de Tera, y a plus rien, avons même pas trouvé le poste frontière sortie Niger. Très bon accueil au BK, j’ai la crève. « Un autre voyage »
La nuit suivante nous bivouaquons, comme d’habitude à proximité de l’axe que nous parcourons (à 7 ou 800 mètres et au vent !) Corvée de bois mais ça permet de se dégourdir les jambes, puis saucisson mais juste quelques fines lamelles pour accompagner le Pastis (sorte d’alcool anisé acheté 1500 FCFA à Niamey : 2,28 € la bouteille de 75 cl) Enfin soupe chinoise ou vietnamienne ou pour changer un peu soupe Pékinoise ! Un régal !
La piste en latérite au BK et au Mali est en bon état et nous atteignons Kani Kombolé au Sud de la falaise de Bandiagara le vendredi 5 janvier.
 
Nuit de repos à Bandiagara, j’ai encore la crève ! Nous redescendons par la faille de Dourou. Contrairement à ce que colportent de plus en plus de Grands Voyageurs, moi, j’aime bien le pays Dogon, mais à ma façon, sans guide et à mon rythme. C’est un peu la mode de dire « Le Pays Dogon s’ouvre au tourisme, ça ne me dit plus rien » ou dans le même style «  Nous l’Afrique on connaît, cette année nous allons en Mongolie ! ! ! » Ben voyons ! Plus Snob que moi tu meurs. Moi l’Afrique je connais pas et j’aime et je n’aurais pas de tout ce qui me reste à vivre pour l’apprendre ; car c’est là bas que je me ressource, que j’observe la vie, que je m’imprègne des comportements lents, des attitudes, des gestes et des mots ! Même si les mots je ne les comprends pas, j’en saisi le ton, le timbre et la musique. OUI, l’Afrique m’apporte. JLA t’es un buvard africain, tu pompes l’encre noire.
 
Donc au pays Dogon, sans guide, Dominique et JL jardinent même avec tout l’attirail (Cartes au 200 000 éme, OziE, TTQV, 276C), mais l’air de rien avec tous ces machins qu’on a dans l’auto, on se retrouve et on arrive …………… un peu fatigué à Douentza, chez Jérôme pour une bonne bière fraîche et une nuit épouvantable (cause chiens gueulards !) Quatre ans déjà, avec Augustin, Monique et d’autres dont j’ai oublié les noms !
Nous repartons le lendemain matin pour Tombouctou par la mare Gossi et Gourma Rarous.
Nous choisissons comme d’hab une zone de bivouac complètement déserte, loin des campements et à un bon Km de la piste et en 1h, 2 passages : sommes sur « Une liaison pédestre » en direction de Gourma Rarous.
Douche à poil contre la voiture : génial !
Soirée sympa mais nuit difficile et à 8h réveil brutal. « Donne moi de l’eau » : Il n’a rien eu, je deviens parfois détestable avec les Africains (Sale Blanc !) Le bac à Rharous (17500 FCFA : 26 € Arnaque !) et en plus, avant, faut aller se faire enregistrer à la gendarmerie. Traversée agréable mais ensuite piste sablonneuse, sans intérêt. Suis fatigué. Arrivée à Tomb à 15h30, direct Campement de la Paix, il demande 7500 FCFA pour la nuit, nous négocions à 5000.
Encore un coup de fatigue, la toux sûrement, je prends des AB. Mais ça, ceux qui me liront, s’en foutent ! « Un autre voyage »
 
74 jours de voyage !
En principe nous ne bougeons pas de Tomb.
Hier soir poulet frites minable au resto recommandé par le guide Arthaud (édition 2001). Par contre nous avons rencontré une allemande qui voyage seule au grès de ses envies. Elle arrive de Gao par le fleuve.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire après le départ de D. Notre relation est étrangement neutre et amicale ; je n’aime pas beaucoup ça. Une fois de + ds ma vie je me sens bien seul mais pour le moment, ça ne va pas si mal que ça.  « Un autre voyage »
Comme prévu, le jeudi, direction le Festival d’Issakane, 70 km de piste labourées (2 heures) pour un spectacle navrant, à part les Touaregs fiers et harnachés sur leurs montures dociles, pas grand-chose. Le retour par Bambara Maoundé sera long et pénible, la piste que j’ai vue en construction en janvier 2003 est complètement défoncée. « Un autre voyage » Par bonheur, Mopti nous attend, alanguie au bord du Bani. Non ! Ce n’est pas le fleuve Niger qui longe le port de Mopti mais son affluent droit le Bani qui passe aussi à Djenné. Donc, café Bozzo, capitaine braisé ; sur les quais, ça sent la misère et le poisson pourri mais les pinassiers font fortunes, les pinasses sont chargées à la gueule, photos de coucher de soleil sur le BANI ! « Un autre voyage ».
 
Seb M au tél, il est à Tidjikja, je ne pense pas que nous pourrons voyager ensemble. Mardi je dois retrouver Claude à Douentza mais je ne sais pas ce qu’il souhaite faire.
Le dimanche suivant sommes à Djenné, repas de midi à l’hôtel Djenné Djenno tenu par une suédoise qui est sûrement tombée amoureuse d’un malien de 15 ans de moins qu’elle ! Les blacks ont beaucoup de succès auprès des femmes blanches et moi je suis un vieil homme ! « Un autre voyage »
Le 15 janvier, Dominique reprend l’avion pour CDG et je me retrouve seul !
Par bonheur, Claude, l’ami de MD & P arrive plus tôt que prévu, nous déjeunons ensemble mais je comprends vite que nous ne voyagerons pas ensemble ; ils souhaitent passer quelques jours au pays Dogon puis remonter rapidement vers le France.
 
Que vas-tu devenir mon pauvre JLA, abandonné seul à 6000 kms ou 7 de la France ?
Vais-je revenir sur Niamey profiter encore de la douce vie à la ferme Baobab ?
Vais-je partir pour Bamako puis la Guinée ? Parait que ça chauffe la bas !
Je décide de redescendre vers Niamey et d’aller faire un tour au Bénin, essayer de traverser la Mékrou à proximité de sa confluence avec le fleuve Niger, et / ou arriver à la Tapoa par le sud au départ de Banikoara au Bénin (Facile : j’ai la trace de Benoît B !)
 
Le retour vers Niamey sera ennuyeux et le bivouac seul bien tristounet ! En plus : invasion de moustiques, je suis trop prés du fleuve. La rte Gao / Labézanga (frontière Mali Niger) est en réfection, les Maliens foutent le paquet, bientôt un magnifique goudron relira Gao à Niamey. Au fait, à Gao, le pont est ouvert, sans péage mais il est bien minus, j’ai été déçu. « Un autre voyage »
 
Donc Saga pour quelques jours, j’en profite pour bricoler un peu ; le PC fonctionne à nouveau, c’était juste un faux contact ds l’alim, la musique fonctionne à nouveau, c’était juste une fiche mal engagée. Filtre à air : changé. Nettoyage places avant.
Je vais essayer d établir un vrai timing retour : visite de Gao (2 jours), une journée de + à Mopti avec balade pirogue, repasser par Djenné et essayer d’y être le lundi, le mardi, c’est à Hombori que le marché se déploie. « Un autre voyage »
 
Hier j’ai commandé une boite en métal à Katako (Le quartier ou tout se fait et tout s’achète à Niamey) pour ranger tous les petits objets dont on a besoin matin et soir et qui traînent au fond de l’auto.
J’ai assez mal dormi, les chiens ont beaucoup aboyé, par contre le vent tombe le soir pour redoubler le matin.
Ce matin, le chauffeur de Baobab lave ma voiture, j’ai nettoyé l’int du frigo à l’eau de javel ; que de petites taches simples.
Marwan est avec moi, il est vraiment très mignon, mais comment va-t-il grandir ?
Seïdou est maintenant sur le capot, le pare brise va être rutilant.
Faut que je fasse faire la vidange, pour la fuite de la boite de transfert, je ne sais tjrs pas quoi faire !
 
Lundi 22 janvier, je pars pour le Bénin mais en longeant la rive gauche du fleuve.100Kms de goudron jusqu’à Birnin Ngaore puis latérite médiocre jusqu’à Falmey, piste pas terrible jusqu’à Zoukwara, aller retour jusqu’à Karekopto : campement ds un très beau site mais accès difficile et campement médiocre.
Puis Bosia avec gué à l’arrivée ! Ouf ! Au moins 80 cm. C’est les gosses qui m’ont incité à passer, j’ai pas voulu donner l’impression que je me dégonflais mais j’en menais pas large !
Pistes étroites et beaucoup de végétation.
Brigandou est un cul de sac.
Boumba : encore un site remarquable mais campement médiocre et désert.
Surprise, à Boumba, la latérite me permet de prendre la direction de Gaya.
Soirée de solitude ms très paisible. Les mouches m’emmerdent !
268Kms à 35,1Km/h, ça fait 7h 40 de roulage, c’est beaucoup !
A Gaya puis Malanville après avoir pris le visa je me dirige vers Kandi pour rejoindre Guéne pour remonter le fleuve rive droite. Petits villages dans lesquels je jardine un peu, ne trouvant la sortie te surtout la bonne sortie pour la direction souhaitée. Une infinité de pistes arrivent dans les villages, dans la + part des villages car l’habitat est dispersé et chacun se rend au marché par le chemin le + court ! Je preds donc l’habitude de charger un gamin (parlant français) pour me montrer le chemin. Ms ce n’est pas si simple, ils veulent souvent monter à 2 voire 3 dans l’auto du Toubab qui lui refuse catégoriquement pour le + grand bonheur de celui qui est monté le premier ; l’autre, le « Rejeté » râle et ne comprend pas !
Ce jour là, il y a eu des hauts et des bas, faut dire que je me sens un peu seul !
La pompe de transfert du réservoir auxiliaire vers le réservoir principal fonctionne mal et pourtant à Tomb on a changé pompe et filtre (60 000 FCFA), en fait le filtre se bouche, cause merde dans le GO.
La bordure du fleuve est magique, je remonte rive droite ce que j’ai descendu hier rive gauche et j’arrive enfin au confluent de la Mékrou et du Niger à Pékinga pour me rendre compte qu’il est impossible de traverser, je fais demi tour et je trouve un bivouac super sympa : bonne douche : le pied et j’écoute de la musique, un peu n’importe quoi, et j’aime bien. Je me suis offert une Heineken car j’ai presque roulé 8h.
Encore des crevasses sous les talons.
La couture du siége n’a pas tenu.
Une douce musique Piano et Orchestre m’accompagne.
Un coucou insiste.
Un grand arbre vert et beaucoup de petits arbres secs et rabougris.
Torse nu, je sens les derniers rayons du soleil ; tiens, une libellule.
Tous les bivouacs se ressemblent un peu mais aucun n’est pareil. Au petit matin, très tôt je reprends la rte inverse et envisage de prendre direct Banikoara à partir de Karimana  et là, au moment de prendre la piste Sud Ouest, j’ai la connerie de m’arrêter aux injonctions d’un « Je ne sais qui ! » Il me demande 10 000 FCFA pour traverser le parc du W du Bénin + 2000 pour la voiture ou l’inverse alors qu’il n’y a ni barrière ni panneau ! J’essaie de discuter, le ton monte, je sors en « Claquant la porte » (façon de parler) et en les traitant de voleurs. Je décide donc, de me taper 150 kms de goudron au lieu des 100 kms de piste ! Bof ! J’aime pas me faire couilloner.
Suis le soir même à Banikoara après un repas sympa à Kandi à l’auberge « La Rencontre » et OUI ! Ça ne s’invente pas !
Pour info à Kandi le GO est à 410 FCFA (0,6 €) mais impossible de changer les € ! Sont cons ces Béninois !
Sur la rte de Banikoara, croisé immenses camions de coton !
Le lendemain cap au Nord pour rejoindre la Tapoa au Niger par les parcs.
Banikoara / Keremou, puis petite piste à peine marquée dans une zone très arborée ! Passage de la Mékrou : pas facile, nécessité d’utiliser les blocages.
Koudou abandonné mais c’est un beau site, puis bonne piste et beaucoup d’animaux, gazelles, singes « Rouges », beaucoup d’hippotrague, quelques babouins, beaucoup d’écureuils et d’oiseaux de toute les couleurs.
Un magnifique campement en construction à la pointe Niger / BK.
Remontée jusqu’à la Tapoa, le comité d’accueil est là, je dois m’acquitter du droit d’entrer alors que, ça ne vous a pas échappé, je sors du parc :10 000 FCFA.
A 17h je suis à l’hôtel Tapoa ; ça a bien changé depuis 2 ans, Point Afrique a repris la gestion.
Sous la terrasse ou Pierre a « Fait le Feu », des babouins sont passés.
Je dîne là, je suis bien, il y a du Chenet Rosé. Le retour vers Niamey se fera sans histoire le lendemain.
                                                              
                                                                          Fin du huitième épisode.
                                                                                                                               A suivre .......
 
 
 
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