Voyages aux 4 coins de la planète mais aussi "Voyages Intérieurs" États d'âme et coups de gueule
Demain départ pour le Pays Dogon
Nous ne partons pas très tôt de BKO en ce vendredi 3 février, la circulation est dense et la route de Ségou pas si facile que ça à trouver. BKO ressemble à une métropole occidentale, routes à 4 voies, échangeurs, feux tricolores (ici on les respecte !) et circulation dense. La route jusqu’à Teryia Bugu au nord de Bla est dangereuse, parfois étroite, les bus et camions y circulent à vive allure, les dépassements hasardeux et les croisements demandent beaucoup de concentration eu égard au délabrement du goudron sur les bords. Quelques taxis brousses en panne, les voyageurs attendent à l’ombre, qd il y en a. A 18h nous quittons le goudron pour une heure de bonne piste mais nous arrivons de nuit et j’avoue ne pas avoir apprécié les derniers kms ds la poussière de Jérôme. Mais Teriya Bugu est un lieu magique au bord de la rivière Bani, affluent droit du Niger, passant à Djenné et le rejoignant à Mopti. Toutes les infos sur Teriya Bugu sont là. http://www.teriyabugu.com/
Obligés et à regret nous quittons ce très bel endroit en longeant la rivière Bani, Jérôme a préparé un bel itinéraire pour rejoindre plus au nord Markala, au bord du Niger ; nous avons baptisé cette piste « La piste des Baobabs ». Ils sont omniprésents et forment une véritable forêt où ils sont les seuls, régnants en maîtres. Petits villages aux cases rondes, toits de pailles, champs de mil. L’ambiance des bivouacs est toujours aussi sympa et animée, ce soir « Choucroute et vin blanc »
La piste le long du fleuve jusqu’à Dourou est large et agréable, beaucoup de vent et peu de visi, puis ça se gâte, nous jardinons mais atteignons en fin de journée Djenné, sommes submergé par les guides et autres gardiens, nous nous réfugions rapidement à l’auberge Djenné Djenno tenu par la belle suédoise Sophie. Il fait un froid de canard, pas plus de 15°C. Le lendemain, la ville est perdue dans le vent de sable mais courageusement nous visitons derrière un guide de qualité, c’est lundi, jour de marché, nous en profitons mais sommes complètement gelés. Voir ici les photos de Djenné.
https://picasaweb.google.com/109887997335979478624/DJENNE
Direction Mopti et le café Bozo, complètement déserté depuis plusieurs mois, on ne s’éternise pas, il fait trop froid, la berge opposée est à peine visible. Cap sur Sévaré et Bandiagara, nous bivouaquons dans les champs de mil, la soirée sera vite expédiée, Jérôme et Martine sont « Blottis » contre leur voiture, je m’enferme à l’intérieur de mon 78. Il nous semble que ça se calme un peu le lendemain matin et que le soleil va percer ! Tiens dans tes rêves ! Nous ne verrons pas grand chose de la descente de la falaise en direction de Kani Kombolé mais Endé est là à 2 pas, nous y passerons 3 nuits.
Première mission, visiter les travaux de reconstruction du barrage financé par l’asso « Un Jardin au Mali », http://jardinmali.free.fr/ Nous constatons que ça travaille dur, une cinquantaine de locaux creusent, bétonnent et transportent pierres et sable de 8h à 16h pour 1250 FCFA par jour ( 1€ = 655 FCFA). Nous promettons de repasser avant de partir. Direction le centre du village chez Soumayla Guindo le Maire, il est absent mais nous rejoindra dés le soir ; nous nous installons dans un petit Campement, « Chez Bouba », il y en a une bonne dizaine à Endé mais ils sont tous vide. Calme, repos, le lendemain le vent s’est calmé et la falaise apparaît à deux pas, nous visitons un peu les quartiers commerciaux.
. . . à suivre !