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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 20:11

 

De la frontiére guinéenne à Bamako, du 18 janv au 2 fév.    


Ce premier vrai bivouac en Guinée à Madina Salambadé a quelque chose de magique, de doux, de tendre. Le maître d’école (il n’a pas de bras droit et est originaire de la ville de Mali au nord du Fouta Djalon) nous accueille, nous protége, tient les « Petits » à l’écart ; ce qui n’empêche pas les vieux et notables du village de s’approcher, de rester à distance mais d’assister à la représentation du CIRQUE NISSAN TOYOTA « qui se soir donnera sa représentation unique dans votre village à partir de 19h » Le lendemain donnons des petits présents aux enfants : moments exquis !

Sûrement dans la joie de retrouver une piste soit disant « Bullée » ce qui signifie ici « Où passe parfois une niveleuse appelée bull », je me laisse distraire et ne voit pas une énorme saignée bâtie sur la piste ; le Toy décolle et retombe lourdement et un bruit effroyable se fait entendre ds le pont avant ! Je repasse en 2 roues motrices . . . ca va ! On verra à Labé !

La piste est difficile, énormes ornières « Camions », arrivons à Labé à l’hôtel Tata où nous passerons 2 nuits, chambres confortables et douches chaudes, repas sympa, patronne Cool ! Labé est animée, son marché est authentique et regorge de marchandises qui viennent du Sud et du Nord (Sénégal) et sûrement de bien + loin. Je passe ma journée (de 10h à 15h30) au garage et on me change les pignons de nez de pont avant. Pour les spécialistes voir photos 

 

Le lendemain, nous sommes le samedi 21 janv départ pour le Fouta Djalon, Labé est à 1150 mètres d’altitude, il fait frisquet le matin. Descendons jusqu’à Pita où nous voyons les tisserands à l’œuvre puis les chutes de Kinkon (pas d’eau). Parcours plaisant, c’est vert, les populations sont joyeuses, les enfants crient et nous interpellent, nous arrivons à Doucky sur les conseils du guide 2011 « Petit Futé » chez Hassan Bah qui nous propose une balade intéressante dans des canyons voisins, un repas et un hébergement dans des cases pour 20 € / personne. Nous acceptons et ne regretterons que le comportement clownesque de ce petit personnage sans intérêt. Merci « Petit Futé ! ! » Le lendemain cap à l’ouest puis sud et traversée de la rivière Kakrima par un bac tracté à la main : photos sur ce lien

 

Je relis mes notes : «  Très belle journée, reliefs remarquables, végétation luxuriante. Cette Guinée là vaut la peine d’être découverte ; les villages sont animés mais sans pauvreté extrême apparente. Cases et maisons construites quasiment ttes sur le même modèle, de très mauvais goût et parfois peintes, balustres en béton gris (un seul modèle). Après le bac sur la Kakrima nous traversons la riv Konkouré, plages de sable, Jean-Claude veut bivouaquer là mais . . .  ce n’est pas l’heure. Arrivons au nord de Kindia vers 17 h  pour un bivouac sympa, quelques visites, je me douche sous le regard d’une guinéenne ? ? ?  J’apprends + tard que c’est la folle du village : No Comment ! »

Conakry n’est plus très loin, nous passons à Kindia et « jardinons » un peu dans cette grande ville ; le GPS et le PC embarqué en profitent pour me lâcher mais nous arrivons tout de même vers midi, en ce lundi 23 janv dans le foutoir des banlieues commerciales de la capitale de la Guinée  L’autre amortisseur du Patrol a lâché, le petit hôtel sympa et pas cher conseillé par « Le Petit Futé » est hors de prix (1 240 000 FG) et pas du tout à l’endroit indiqué. Re-jardinage dans CKY, nous trouvons enfin un hôtel calme et pas cher ( un peu bordel !) et pouvons garer les autos dans la cour.

Je profite de cette pose pour réparer l’alim du GPS, Jérôme a trouvé un garage et Martine est arrivée dans la nuit. Tout baigne, on se repose et assistons à l’agitation qui monte : ce soir dans le cadre de la CAN 2012, la Guinée rencontre le Mali (c’est du foot). L’excitation est à son comble, nous décidons néanmoins de nous rendre au Musée National en taxi, la visite est « Moyenne », le retour est très animé ; en effet les autorité locales ont décidé de ne pas rétablir le courant pour le match retransmis à la télé. C’est l’émeute dans CKY, des pneus brûlent des pavés volent, par bonheur nous ne sommes pas concerné mais les Maliens vaincront : La Guinée est en deuil !

CKY est vraiment une ville sans intérêt, sale, « pagailleuse », indisciplinée, joyeuse, insouciante, désorganisée, fliquée et pauvre. Mais peut être y reviendrais je ?

Départ pour Dalaba, Jérôme et Martine ont envie de voir Dalaba, je suis et ne serai pas déçu, Jean-Claude est resté à CKY, il prend l’avion pour Paris, fini pour lui le voyage. La route est belle, pas défoncée pour une fois, nous traversons de beaux villages, marchés animés, bivouac sympa au Sud de Dalaba, contrairement à Jacques et Chantal, nous n’avons pas rencontré de grosses difficultés pour bivouaquer, il faut dire que nous commencions nos « Recherches » à 17h et n’hésitions pas à nous enfoncer loin de la route, le moment du bivouac permettant repos, bricolage et écriture pour les uns, photos et petites balades pour les autres.

Je relis mes notes : «  Douceur magique des petits matins africains, 10° au lever du jour, puis très vite le soleil vient adoucir nos corps engourdis par la nuit. Le concert des voisins hauts perchés contribue à cette quiétude . . . Il va sûrement faire très chaud »

Dalaba est en ruine ! Les édifices coloniaux sont en pleine décrépitude, pas rénovés, pas entretenus et surtout pas visités.I

 L'hôtel SIB qui domine la vallée est presque vide, son chemin d’accès décourage sûrement les clients, nous sommes gênés, dérangés, émus devant ce désastre. Nous reprenons la rte de Mamou puis nous dirigeons vers Faranah (passage sur la fleuve Niger qui n’est là qu’une simple rivière ). La route qui mène à Kissidougou est un véritable « Billard » mais ça ne dure part et après le paradis nous retrouvons l’enfer, le goudron est rare, les camions nombreux. Sur la route de Macina, rizières et cultures potagères, l’eau ruisselle, tout est très vert, les arbres sont immenses. Un bivouac en bordure d’un champ de mil ou peut être fonio ou autre (je n’y connais rien !), espace dégagé, sommes survolés par des centaines d’aigrettes, en petit vols successifs d’une dizaine, ttes dans la même direction, d’est en ouest ( ?).  Les Notes : «  Au petit matin, à 7h, la fraîcheur est palpable, l’humidité aussi, il fait 7°C et nous sommes enveloppés d’une brume légère, le soleil se lève et commence à sécher toiles et pare brise . Les bruits de la forêt voisine montent peu à peu, quelques visites, un maçon à pied, un vieux à vélo, des jeunes . . . Tous viennent nous saluer «  Bonjour ca va ? Ca va un peu ? Ca va ? Ca va ! »  J’aime ces rencontres éphémères, ces sourires échangés, ces poignées de mains rugueuses et pas seulement celles du maçon. Visite par un petit pont africain vers le village voisin, un vieil homme fabrique des liens avec des fibres végétales (écorces de ?) qu’il tend autour de l’orteil gauche et roule sur sa cuisse droite, gestes millénaires, comme ses aïeux il fabrique des liens qu’il ira vendre ou troquer au marché »

Ce voyage est très éprouvant eu égard à l’état des routes et au trafic qui oblige à des temps de route quotidiens supérieurs à 6 h mais très harmonieux sur le plan relationnel, j’apprécie particulièrement le calme, la pondération et les connaissances dans de nombreux domaines de Jérôme et je commence à « apprendre » Martine. Petit regret, Jean-Claude est rentré en France !

Bivouac à l’écart de la route et incendies lointains . . . mais pas tant que ça, nous entendons le crépitement des flammes, au soir c’est une magnifique lueur qui occupera l’horizon et nos conversations rassurantes pour les uns et angoissées pour les autres. Pourvu que le vent ne tourne pas ! Au petit matin nous sommes enveloppés par une épaisse brume humide, visi inférieure à 20 mètres, tout est mouillé et il fait doux (19°C) mais plus d’incendie.

Dimanche 29 janv, route longue jusqu’à N’Zérékoré où nous arrivons à 15h 30, nous pensions trouver le goudron (le bon !) à Guédoukou mais il n’était qu’ à 40 kms de Macenta ! Ensuite « Billard » financé par l’UE. Paysages magiques, quelques images du Cambodge (Monts Cardamome, frontière Thaï) remontent, nous sommes en Guinée Forestière à deux pas de la Cote d’Ivoire. Depuis 2 jours nous longeons les frontières de la Sierra Léone et du Libéria. Par contre les villages traversés sont moches, uniformes, maisons couvertes de tôles ondulées, plus de belles cases rondes comme dans le Fouta. Trois hôtels / auberges avant de trouver « Le Bon » Bof ! : No comment N’Zérékoré est à l’image de ses hôtels, rien à dire. Sauf que à 22h suis obligé de sortir de ma chambre pour éteindre le groupe électrogène qui est sous ma fenêtre, obligé de demander du savon, une serviette de toilette, du PQ !

Le lendemain après quelques courses nous reprenons la route vers Beyla au nord. Les 40 premiers kms sont épouvantables puis ça s’améliore. Belles forêts, arbres immenses, reliefs, mais villages pauvres et pas grand chose sur les rares étals. Bivouac ce lundi 30 sur un terrain de foot, Champagne, Foie Gras et Cassoulet (Du bon, pas du William Saurin !) Bougie improvisée et feu de Bengale, c’est l’anniversaire de Martine !

Nous atteindrons sans encombre la frontière malienne après avoir traversé Kankan et Siguiri, essayé sans succès de visiter les mines d’or de Kintinian, attendu 2 heures que l’on remplace les vieilles pompes Total par des neuves ( faussement étalonnées, j’en suis témoin !) et subi la corruption du douanier et gendarme guinéen qui ne veut pas accepter l’assurance « Carte Brune » De son coté le gendarme malien accepte l’assurance « Carte Verte » LOL ! Une fois de plus le guide « Petit Futé » dans son édition de 2011 balance des conneries. Il n’y plus de bac pour Kankan et Siguiri.

Bivouaquons le 1er février au Mali, à prox de la frontière, termitières « Champignons ». Le Bonheur est dans le prés !

Bamako, après avoir longé les reliefs des Monts Mandingues, nous avions prévu initialement de rejoindre BKO par le bord du fleuve Niger mais l’état des rtes et pistes guinéenne a eu raison de notre enthousiasme ! « Goudron » ! Auberge Séguéré tenue par un Dogon, bon et bel endroit, prix raisonnable mais attention moustiques. Néanmoins  à retenir : N 12° 37.033’  W 008° 00.153’. Vidange des autos et musée national de BKO (une pure merveille). Enfin un vrai et beau musée africain.

Demain départ pour le Pays Dogon

(A suivre . . . )

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Published by Jean Louis ALONSO - dans GUINEE 2012
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